EXTRAIT – Le livre des Baltimore

« Il ne travaille pas parce qu’il s’ennuie. Il a besoin d’être stimulé. »

Vous trouverez ci-dessous un extrait du roman Le livre des Baltimore de Joël Dicker (Éditions de Fallois).

Hillel est un enfant très doué mais un peu rebelle aux yeux du directeur de son école.

Que pensez-vous de son attitude? De la réaction de ses proches? Du directeur?

Cet extrait vous rappelle-t-il votre propre comportement?

Pour consulter l’extrait, suivre ce lien : Extrait Livre des Baltimore

Le Trouble du Déficit de l’Attention (TDA ou TDAH)

Voici un extrait du livre « Les surdoués ordinaires » de Nicolas Gauvrit. Cet extrait traite spécifiquement du TDAH et donne un outil concret pour distinguer le TDAH de l’ennui provoqué par le manque de stimulation intellectuel des enfants précoces.

Il est à noter qu’il est possible d’être précoce et de souffrir d’un TDAH mais ce n’est pas parce qu’on est précoce que l’on a forcément un déficit de l’attention:

 » Selon le manuel (DSM, Manuel diagnostic et statistique), le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité est défini par un ensemble de critères répartis en deux classes.

La première classe regroupe les symptômes d’inattention. Si vous vous reconnaissez dans au moins six de ces descriptions (voir ci-dessous), vous pourriez bien souffrir d’un trouble de l’attention… Précisons toutefois qu’il faut que chacun des symptômes perdure depuis au moins six mois, ait commencé avant l’âge de 7 ans et à un degré suffisamment important pour susciter des difficultés d’adaptation à la maison et à l’école, ou au travail pour les adultes.

Sans ces précautions, on pourrait déclarer à peu près tout le monde inattentif.

a) Échoue souvent à porter attention aux détails ou fait des erreurs d’inattention à l’école, à la maison, ou lors d’autres activités;

b) A souvent des difficultés à soutenir son attention lors de tâches ou de jeux;

c) Semble souvent ne pas écouter lorsqu’on lui parle directement;

d) Souvent, ne suit pas correctement les instructions, ou échoue à finir le travail scolaire, les devoirs à l’école ou à la maison. Cela n’est pas dû à un comportement d’opposition, il y a un problème de compréhension des consignes;

e) A souvent du mal à organiser ses tâches et activités;

f) A tendance à éviter, à ne pas aimer ou à repousser toute tâche qui requiert un effort mental soutenu, comme les devoirs à la maison ou à l’école;

g) Oublie fréquemment les objets nécessaires pour les activités ou les tâches, par exemple des jouets, son cahier à l’école, ses stylos, etc.;

h) Est facilement distrait par des stimuli extérieurs;

i) Oublie souvent ce qu’il doit faire dans la journée.

(…)

La seconde classe regroupe des symptômes d’hyperactivité et d’impulsivité. Là encore, si vous vous reconnaissez dans au moins six des descriptions qui suivent, peut-être pourriez-vous être qualifié d’hyperactif ou d’impulsif. Il faut cependant que chacune des ces six descriptions vous corresponde depuis au moins six mois, ait commencé avant vos 7 ans et à un niveau tel qu’elle est handicapante à l’école et à la maison ou au travail pour les adultes.

a) (Hyperactivité) S’entortille souvent les mains ou les pieds, ou s’agite sur sa chaise;

b) Quitte fréquemment sa chaise en classe ou dans d’autres situations où l’on attend qu »il reste assis;

c) A tendance à courir partout, à grimper, dans des situations où c’est inapproprié. Chez les adolescents ou les adultes cela peut être limité à un sentiment d’agitation;

d) A du mal à jouer ou à s’engager dans des activités calmes;

e) Semble souvent prêt à partir, ou agit comme s’il était « mû par un moteur »;

f) Est très bavard;

g) (Impulsivité) Donne souvent une réponse avant même que la question ait été complètement formulée;

h) A beaucoup de mal à attendre son tour;

i) A tendance à interrompre les autres, par exemple dans les conversations ou les jeux.

(…)

Si tous les enfants ne sont évidemment pas inattentifs ou hyperactifs, il existe beaucoup d’élèves pour lesquels au moins six des descriptions d’un des deux volets sont vérifiées depuis au moins six mois à un niveau tel qu’il est problématique à la fois chez eux et dans la classe. C’est pour eux, et pour eux seulement, qu’on peut parler de troubles de l’attention ou d’hyperactivité. »

Il est à noter également que les adultes surdoués qui me consultent et ne souffrent pas de TDAH disent tous savoir parfaitement se concentrer si le sujet les intéresse. Mais pouvoir être particulièrement dispersés si cela n’est pas le cas. L’intérêt pour le sujet, la tâche ou l’activité et la concentration qui en découle semblent être un bon indicateur de l’absence de TDAH pour faire la différence.

Pour faire le point sur le TDAH, consultez un professionnel de santé ou un psychologue. Il vous permettra de valider votre auto-diagnostic et vous donnera des pistes de réflexion.

« Être normal » ou la quadrature du cercle

Il y a des énigmes qui ne peuvent pas être résolues…

Parmi celles-ci, on trouve la « quadrature du cercle », problème sur lequel se sont penchés de nombreux mathématiciens au fil des siècles. Pour rappel, il s’agit de construire un carré de la même aire qu’un cercle donné avec une règle et un compas. Bref, c’est impossible.

Cette image m’est revenue quand une de mes clientes surdouée m’a dit : « je voudrais changer pour être normale, comme les autres ».

Pour moi, outre le fait que ce n’est pas souhaitable, c’est impossible. Ce n’est pas souhaitable, car la diversité créé la richesse. Le fait d’avoir des personnes avec des sensibilités différentes, des expériences différentes, des modes de raisonnement différents, apporte énormément de créativité dans les échanges et les recherches de solutions dès lors que les personnes apprennent à se parler et à s’écouter.

Mais fondamentalement, les surdoués fonctionnent différemment des autres. Bien sûr, ils apprennent à mieux comprendre les autres, à mieux se faire comprendre et à mieux communiquer. Mais ils ne deviendront jamais « comme les autres ». Leur cerveau ne changera pas de mode de fonctionnement. C’est donc une demande vaine.

Et cette même cliente, quelque temps plus tard, l’a bien résumé en me disant en lieu et place de « je suis trop différente » : « nous sommes tous complémentaires ». C’est cette nouvelle approche, celle qui transforme l’incompréhension du début en enrichissement des points de vue, qui va lui être très utile dans ses relations aux autres et dans son futur.

Et vous, avez-vous aussi déjà rêvé d’être « comme les autres » ?

Les enfants doués au Québec

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Avez-vous vu le documentaire « Doués et oubliés : maman, quand est-ce que j’apprends ? » sur Télé-Québec dernièrement ?

Ce documentaire nous présente 4 enfants et leurs familles aux prises avec un système éducatif plus ou moins bien adapté à la réalité de leurs apprentissages et surtout, pas vraiment à la hauteur de leur curiosité !

Qu’en avez-vous pensé ? Vous reconnaissez-vous dans ces portraits ?

 

Les multi-potentiels et l’imposture

J’ai trouvé cet article qui m’a paru bien écrit et pouvoir résonner chez nombre de hauts potentiels: Lire l’article

 

Extrait: « Les multipotentiels doutent, par nature. Ce sont des personnes plutôt introverties qui n’aiment pas dominer, et préfèrent collaborer, harmoniser, fonctionner en intelligence collective ou alors travailler complètement en solo. Explorateurs des savoirs, ils ne peuvent jamais être sûrs de rien puisqu’ils ne savent pas encore ce qui va se présenter demain. Ils sont peut-être plus conscients que la moyenne des gens du caractère relatif de ce qu’ils font. Là où la pression de la compétition pousse tout le monde à affirmer des choses pour convaincre, affirmer, paraître “expert”, vendre plus et plus vite, les multipotentiels ne peuvent aller contre leur intégrité personnelle. Ils sont souvent dépeints comme des personnes hésitantes, à qui on ne peut pas confier trop de responsabilité, ou comme de mauvais leaders. »

Qu’en pensez-vous?

Le Syndrome de l’Imposteur

ImposteurQuartz a publié le 1er février un article (en anglais) intitulé Le syndrome de l’imposteur serait-il un signe de grandeur ?, ce qui nous semble être une excellente question. L’auteur conclue de cette manière : En vérité, ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur n’ont probablement pas besoin de se soucier d’être une fraude ou non. Mais il n’y a aucune raison non plus d’avoir peur de montrer de l’assurance et de la confiance envers ses capacités. Même si souffrir du syndrome de l’imposteur pourrait apparemment aller de paire avec de grands accomplissements, il n’est pas pour autant une condition obligatoire au succès. Son contenu nous a paru intéressant et digne d’être partagé, c’est pourquoi nous vous invitons à le découvrir ici : Is imposter syndrome a sign of greatness ?

Chez les adultes à haut potentiel, ce syndrome de l’imposteur provoque des doutes récurrents, parfois obsédants voire même paralysants. Le fait de fonctionner différemment de la majorité entraîne beaucoup de questionnements sur la légitimité de son mode de fonctionnement alternatif. Oui, l’adulte surdoué n’arrive pas aux conclusions de la même manière que d’autres le feraient, et le pire, c’est qu’il est souvent incapable d’expliquer comment il en est arrivé à cette conclusion. Cela a souvent pour effet d’invalider son raisonnement, en apparence illogique pour ses interlocuteurs.

Par exemple, quand on lui demande de prendre une décision en l’expliquant rationnellement, la réponse sera souvent : « Ceci est la meilleure décision, mais je ne sais pas pourquoi ». Et là, le doute s’installe, renforcé par quelques généralisations, tant qu’à se remettre en question… Et si tout ce que je dis est faux ? Suis-je anormal ? Ai-je le droit d’intervenir ? Suis-je un imposteur ? Cette question est douloureuse pour le surdoué, car au fond il sait, il sent et il ressent, sans aucun doute, que cette décision est réellement la plus juste, la meilleure et la plus adéquate face au problème en question et aux données connues. Mais qui a dit un jour qu’un mode analytique différent était synonyme d’imposture ?

Les Questions du Coach

✓ Et vous, souffrez-vous du syndrome de l’imposteur ?
✓ Dans quel contexte cela vous arrive-t-il ?
✓ Que faites-vous pour le combattre ?

N’hésitez pas à échanger avec nous dans les commentaires, cet espace est fait pour cela.

Dossier Douance (Psychologies)

Dossier-PsychologiesPsychologies vient de mettre en ligne un dossier réalisé par Margaux Rambert et intitulé Adultes surdoués : comprendre leur différence. Extrait : « Intelligence exceptionnelle, QI élevé, raisonnement différent, aptitudes extraordinaires, etc. Les surdoués ont, semble-t-il, tout pour réussir et être heureux. Pourtant, nombre d’entre eux souffrent. De leur différence, souvent mal vécue. D’un sentiment de décalage avec les autres. De difficultés à s’intégrer dans la société, qui ne les comprend pas toujours et qui a, à leur sujet, de nombreuses idées reçues. Alors qu’ils représentent 2% à 5% de la population mondiale, certains ignorent d’ailleurs qu’ils sont surdoués. Tous n’ont pas été détectés enfants précoces et accompagnés pour développer leur don. Mais heureusement, il n’est jamais trop tard pour le découvrir, et s’épanouir ». Dans ce dossier, vous pourrez trouver :

✓ Article de Margaux Rambert : Surdoués, douance, précocité : 8 idées reçues. On les croit sûrs d’eux, forcément heureux, supérieurs, etc. Pourtant la réalité des adultes surdoués est toute autre. En cause ? Une incompréhension et surtout, une méconnaissance de ces personnes différentes, hors normes. Le point, avec Monique de Kermadec, psychanalyste et spécialiste des surdoués, sur huit fausses croyances.

✓ Interview de Monique de Kermadec : Les adultes surdoués souffrent d’un sentiment de décalage. Être surdoué : un atout ou une faiblesse ? Un grand nombre d’adultes surdoués souffrent de leurs aptitudes pourtant exceptionnelles, qu’ils vivent parfois même comme un handicap. Monique de Kermadec, psychanalyste, accompagne depuis des années ces personnes hors normes. Et les aide à faire de leur différence une véritable richesse en leur apprenant à mieux se connaître.

✓ Témoignage : J’ai découvert que j’étais surdoué. Hervé, 47 ans, s’est intéressé aux enfants précoces quand sa fille a montré des signes d’inadaptation à l’école. Pour ne pas laisser Alice seule avec sa différence, il a lui aussi fait évaluer son intelligence. Et a découvert qu’il était lui aussi surdoué.

✓ Interview de Monique de Kermadec : Être surdoué est trop souvent associé à une pathologie. Ils se sentent souvent en décalage, différents des autres, ont peur parfois d’être pris pour fous. Pourtant, ils sont surdoués. Un don exceptionnel qui est parfois, à tort, associé à certaines pathologies : hyperactivité, trouble borderline, bipolarité, etc. Mais si leur complexité, leur intensité et le sentiment d’urgence qui les habite peut déranger, ces trois caractéristiques constituent surtout une grande richesse.

Bonne lecture !