Le Syndrome de l’Imposteur

ImposteurQuartz a publié le 1er février un article (en anglais) intitulé Le syndrome de l’imposteur serait-il un signe de grandeur ?, ce qui nous semble être une excellente question. L’auteur conclue de cette manière : En vérité, ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur n’ont probablement pas besoin de se soucier d’être une fraude ou non. Mais il n’y a aucune raison non plus d’avoir peur de montrer de l’assurance et de la confiance envers ses capacités. Même si souffrir du syndrome de l’imposteur pourrait apparemment aller de paire avec de grands accomplissements, il n’est pas pour autant une condition obligatoire au succès. Son contenu nous a paru intéressant et digne d’être partagé, c’est pourquoi nous vous invitons à le découvrir ici : Is imposter syndrome a sign of greatness ?

Chez les adultes à haut potentiel, ce syndrome de l’imposteur provoque des doutes récurrents, parfois obsédants voire même paralysants. Le fait de fonctionner différemment de la majorité entraîne beaucoup de questionnements sur la légitimité de son mode de fonctionnement alternatif. Oui, l’adulte surdoué n’arrive pas aux conclusions de la même manière que d’autres le feraient, et le pire, c’est qu’il est souvent incapable d’expliquer comment il en est arrivé à cette conclusion. Cela a souvent pour effet d’invalider son raisonnement, en apparence illogique pour ses interlocuteurs.

Par exemple, quand on lui demande de prendre une décision en l’expliquant rationnellement, la réponse sera souvent : « Ceci est la meilleure décision, mais je ne sais pas pourquoi ». Et là, le doute s’installe, renforcé par quelques généralisations, tant qu’à se remettre en question… Et si tout ce que je dis est faux ? Suis-je anormal ? Ai-je le droit d’intervenir ? Suis-je un imposteur ? Cette question est douloureuse pour le surdoué, car au fond il sait, il sent et il ressent, sans aucun doute, que cette décision est réellement la plus juste, la meilleure et la plus adéquate face au problème en question et aux données connues. Mais qui a dit un jour qu’un mode analytique différent était synonyme d’imposture ?

Les Questions du Coach

✓ Et vous, souffrez-vous du syndrome de l’imposteur ?
✓ Dans quel contexte cela vous arrive-t-il ?
✓ Que faites-vous pour le combattre ?

N’hésitez pas à échanger avec nous dans les commentaires, cet espace est fait pour cela.

3 réponses sur “Le Syndrome de l’Imposteur”

  1. Bonsoir oui j’en souffre car souvent je ne sais pas expliquer mon cheminement mental, mes pensées étant très rapides..

  2. il est vrai que lorsque nous arrivons a une conclusion et que nous ne sachons pas comment nous y sommes parvenus et que la personne en face de nous arrive a une autre conclusion (pas foncierement vraie) en sachant, elle, exactement comment et pourquoi elle y est arrivée, on a alors l’impression que notre raisonnement est illogique\faux car dan l’incapacité d’expliquer aussi linéairement la chose.
    Par ailleurs j’ai personnellement l’impression de leurrer les gens. J’ai l’impression de ne jamais être la vraie moi, peut être par ce que je me remet contamemnt en question sur tout(mon physique,mon intellect) et c’est cette image très precise que l’on a de nous même qui donne cette impression de duper les gens car rien n’est vraiment irréfléchis. De la même façon dont nous analysons les gens autour nous nous analysons nous même .

    Par ailleurs lorsque nous sommes entoures de « normaux pensant », les personnes ayant un haut potentiel intellectuel se doivent d’agir différément et ou de se « brider. »
    J’ai 19 ans et c’est barbant pour mes amies de m’entendre parler de choses qui a mon sens paraissent existentielles mais qui a leurs yeux ne signifient rien, pareil lorsque ce sont elles au contraire qui abordent un sujet qui me paraît superficiel et sans grande importance.
    Aussi j’ai l’impression d’être beaucoup moins intelligente que ce que les gens pensent.

  3. L’impossibilité de justifier telle ou telle conclusion à laquelle je serais parvenue est pour moi source de beaucoup d’angoisse et induit un manque de confiance en moi qui constitue un vrai handicap au travail (cela m’est reproché d’année en année lors de mes évaluations).
    J’exerce une profession dans laquelle il faut savoir défendre son point de vue et argumenter et c’est un handicap très lourd. Pour autant je reste souvent pertinente dans mes conclusions, sauf que je perds toute crédibilité dès que je tente une explication ( quasi systématiquement hors sujet, c’est dire). J’ai la bonne réponse, mais je n’ai que ça. J’ai heureusement d’autres qualités mais cela reste un véritable problème.
    Le syndrome de l’imposteur, c’est mon quotidien depuis des années. Impossible de lutter, je contourne quand je peux…
    J’ai été détectée comme étant potentiellement adulte HPI il y a un an, et cela a été confirmé par un test en février dernier. J’ai depuis beaucoup lu sur le sujet et mis des mots sur ce dysfonctionnement dont j’ai appris qu’il pouvait faire partie des caractéristiques du haut potentiel. En revanche le savoir ne résoud rien au quotidien.

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