Les « DYS » et le diagnostic

Source : inconnue 

Je ne m’étendrai pas spécifiquement sur le sujet de toute la famille des DYS ici mais je voulais à tout le moins en fournir les définitions et regrouper quelques liens d’intérêt.

La prévalence des DYS ne semble pas plus importantes chez les atypiques que dans le reste de la population mais entraîne incontestablement des erreurs de diagnostic de douance si le thérapeute qui effectue le diagnostic ne prend pas le ou les DYS en compte.

En particulier, le résultat d’un test WAIS sera évidemment faussé par ces troubles de l’apprentissage.

Dyslexie: La dyslexie est un dysfonctionnement cérébral ou psychique ayant des répercussions sur l’écriture et le langage, et conduisant à une inversion des données. Elle touche environ 10% de la population, et elle touche plus facilement les garçons que les filles. Trouble du développement du langage écrit, la dyslexie touche les enfants dont l’activité intellectuelle est normale. Ces enfants présentent des difficultés dans l’acquisition de la lecture, et de l’écriture. 

Dyspraxie: La dyspraxie est un trouble du mouvement qui entraîne une incapacité totale ou partielle à automatiser et planifier les gestes, et qui touche spécifiquement les enfants, sans pour autant qu’ils présentent de troubles moteurs ou déficit intellectuel.

Dyscalculie: La dyscalculie est un terme utilisé par le courant neuropsychologique pour désigner un déficit dans les acquisitions numériques et/ou du calcul ; c’est‐à‐dire des difficultés à acquérir et maîtriser les différentes connaissances et compétences nécessaires aux mathématiques, que ce soit dans l’accès à la numération (notion de nombre), dans l’apprentissage des opérations arithmétiques (addition, soustraction, multiplication et division), la résolution de problèmes ou la géométrie. C’est un trouble d’origine cognitive.

Dysorthographie: La dysorthographie est un trouble persistant de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe. Il affecte principalement l’apprentissage et l’automatisation de la correspondance phonème‑graphème.

Dysphasie: La dysphasie est un trouble structurel de l’apprentissage de la famille des DYS, se manifestant par un déficit important au niveau de la communication orale et verbalel’enfant dysphasique n’acquiert pas normalement le langage, d’où des difficultés à exprimer ce qu’il pense ou souhaite dire, mais également à comprendre ce qu’on lui dit.

Quelques éléments intéressants à propos de la dyslexie:

Dossier Douance (Psychologies)

Dossier-PsychologiesPsychologies vient de mettre en ligne un dossier réalisé par Margaux Rambert et intitulé Adultes surdoués : comprendre leur différence. Extrait : « Intelligence exceptionnelle, QI élevé, raisonnement différent, aptitudes extraordinaires, etc. Les surdoués ont, semble-t-il, tout pour réussir et être heureux. Pourtant, nombre d’entre eux souffrent. De leur différence, souvent mal vécue. D’un sentiment de décalage avec les autres. De difficultés à s’intégrer dans la société, qui ne les comprend pas toujours et qui a, à leur sujet, de nombreuses idées reçues. Alors qu’ils représentent 2% à 5% de la population mondiale, certains ignorent d’ailleurs qu’ils sont surdoués. Tous n’ont pas été détectés enfants précoces et accompagnés pour développer leur don. Mais heureusement, il n’est jamais trop tard pour le découvrir, et s’épanouir ». Dans ce dossier, vous pourrez trouver :

✓ Article de Margaux Rambert : Surdoués, douance, précocité : 8 idées reçues. On les croit sûrs d’eux, forcément heureux, supérieurs, etc. Pourtant la réalité des adultes surdoués est toute autre. En cause ? Une incompréhension et surtout, une méconnaissance de ces personnes différentes, hors normes. Le point, avec Monique de Kermadec, psychanalyste et spécialiste des surdoués, sur huit fausses croyances.

✓ Interview de Monique de Kermadec : Les adultes surdoués souffrent d’un sentiment de décalage. Être surdoué : un atout ou une faiblesse ? Un grand nombre d’adultes surdoués souffrent de leurs aptitudes pourtant exceptionnelles, qu’ils vivent parfois même comme un handicap. Monique de Kermadec, psychanalyste, accompagne depuis des années ces personnes hors normes. Et les aide à faire de leur différence une véritable richesse en leur apprenant à mieux se connaître.

✓ Témoignage : J’ai découvert que j’étais surdoué. Hervé, 47 ans, s’est intéressé aux enfants précoces quand sa fille a montré des signes d’inadaptation à l’école. Pour ne pas laisser Alice seule avec sa différence, il a lui aussi fait évaluer son intelligence. Et a découvert qu’il était lui aussi surdoué.

✓ Interview de Monique de Kermadec : Être surdoué est trop souvent associé à une pathologie. Ils se sentent souvent en décalage, différents des autres, ont peur parfois d’être pris pour fous. Pourtant, ils sont surdoués. Un don exceptionnel qui est parfois, à tort, associé à certaines pathologies : hyperactivité, trouble borderline, bipolarité, etc. Mais si leur complexité, leur intensité et le sentiment d’urgence qui les habite peut déranger, ces trois caractéristiques constituent surtout une grande richesse.

Bonne lecture !